Lita su

30 novembre 2008

Chapitre 1 - Extrait

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Extrait d'un livre que j'essaye d'écrire.

. " Comme a chaque fois, il part sans se retourner. Je voudrais tant qu’il fasse demi-tour, qu’il m’attrape le bras jusqu'à me faire saigner et qu’il m’ordonne de le suivre. Mais rien de tout cela n’arrive, jamais.  Parfois, il dit qu’il m’aime puis il s’en va sans un baiser, sans un sourire, sans un regard. Rien. Il ne me laisse rien de lui. A peine son odeur sur ma peau. Le parfum, du chagrin. L'insouciance qui s'en va.

Il est à quelques mètres et mon cœur convulse déjà. J’aurais aimé qu’il me demande de rester encore un peu. J’aurais aimé des l’arrivée du tgv qu’il souffre, jusqu'à s’en faire vomir l’encéphale. Qu’il s’étouffe a force de pleurer. Mais Prince Hongrois vit très bien sans moi. Il me dépose juste et s’en va. Souvent il ne me dépose même pas. Je prends le bus toute seule avec mes larmes. Je regarde la ville qui défile derrière la vitre et je me dis : moi et lui, plus jamais. Je ne sais plus si je l’aime ou si je le déteste plus encore. Il faut dire que l’amour et la haine sont deux sentiments proches et dans ce flou sentimental, je me perds. J'entre dans le noir. 

Je rêve de partir. D'être poussée par le vent, loin. Mon cœur a besoin de vacances, de répit, d'oxygène. Redevenir, l'insouciance. Cracher sur tout ce qui me blesse... Si seulement, je pouvais.

On dirait, que je vis dans un autre monde. Hors du temps, hors de la réalité. Incapable de me faire une raison. Comme si je n'avais pas envie d'admettre que la vie, est ainsi. Cruelle et difficile. J’accepte, nuit et jour, les larmes qui me bousillent l'existence mais je n’arrive pas à admettre qu’il faudra bien que tout cela cesse. Tel un chien frappé qui suit son maitre, je reste au près de Prince Hongrois et je m'exaspere. Plus personne ne pleure de nos jours, sauf moi.

Au début je ne le trouvais pas très beau. Il avait une attitude trop précieuse à mon gout. Il prenait des airs surpris pour un rien et puis dans la nuit, dans son lit il se révélait male et animal. Il avait un corps de sculpture grec. Il était beau, il était attirant, il était Prince hongrois.

Souvent, j’observe son corps mat. Je lèche dans mon imagination les poils de son pubis et je suce sa verge jusqu'à l’orgasme simultané. Dans la réalité, il vient en moi comme dans une vide couille. Je reste sur ma faim. Il crachote vite et se retire. C'est du souffre, qui coule au fond de moi.

Généralement, lorsqu’il me regarde je baisse les yeux. Je n’ose jamais le regarder très longtemps. Son jugement me fait peur. Son regard noir. Son regard de diable dans lequel, se reflète mes larmes me tétanise.  Je suis malade depuis qu’il me touche. J’étais pourtant jadis en bonne santé. J'ai mal aux muscles. Je perds du poids et mon corps foyer de mes tourments n’a plus d’âge. Je me cambre comme une vieille sous le poids de mes chagrins. J’ai peur qu’il me critique. Peur, qu’il me trouve laide. Néanmoins beaucoup d’hommes dissent qu’ils me trouvent belle. Quand Prince Hongrois n’est pas la, j’ai l’impression d’être jolie. Je me sens femme. Je me sens désirable. Mais je ne suis qu’un parfait terrain pour la mauvaise herbe. Les amours impossibles germent sur mon cœur comme la famine tue en Afrique. J'ai l'habitude des echecs amoureux. l'inconnu me fais peur alors, je subis Prince Hongrois. Je m'attache à lui. On s'attache, à tout même au pire. Question d'habitude. 

Je suis suicidaire. C’est sous jacent depuis l’enfance. L’envie de mort coule dans mes veines.  J’ai toujours les membres froids. C’est un signe. Je suis prédestinée à cet état. Je ne vis pas. C’est morbide. Je survis. Aliénée, je peux à tout moment me jeter d’un pont, d’un quai de métro, d’un balcon. Je peux prendre n’importe quelle plaquette de cachets et mettre ma vie en danger. Parfois je rêve de m’endormir pour toujours. J’imagine cette fin. La mienne. Après une ultime défonce à base de vodka- champagne et de xanax. Je me vois, allongée dans mon lit ou dans les toilettes d’une boite de nuit. Peu m’importe. Les joues roses, l’épiderme humide et le cœur au ralenti. Je me vois franchir la porte EXIT.  De l’autre coté je pourrais bouger, circuler, ne plus aimer, vivre pour moi ! Respirer, enfin ! L’autre coté, Je l’imagine lisse et sans peine car sans amour, ni sans haine.

L’obsession de Prince Hongrois infuse en moi. De temps à autre, il y a des chocs frontaux et ma carcasse glisse vers l’avenir.  Mais elle bifurque au dernier moment comme si un fils transparent me retenait à lui. Je ne suis qu’un piètre pantin de chair dont il tient les ficelles. Je suis une petite femme sans soulier qui se brule les pieds sur les braises de son sadisme. Il me donne une casserole d’eau brulante et je m’ébouillante volontairement la rétine. Lui ? Il me regarde et gémis.  L’arbre est tordu. Il faut le scier. Je veux le scier… Et puis je l’aime ! Je tiens à lui ! Trop ! Alors ? Finalement, je me scie l’ego.

Au travail, je me suis fais un ami qui n’en n’est pas un. C’est le fils de. Il s’appelle Charli de. Il travaille pour faire plaisir à papa. C’est un drogué des beaux quartiers. Un jour, il décèdera dans son palace. D’ailleurs il m’a appris à sniffer de la coke.  Il disait : " Si l'aurore est triste, le ciel peut s'éclaircir avec un peu de poudre blanche. "

Depuis quelques temps, j’oublie tout. Des odeurs d’amnésie poussent dans ma bulle. Mon nez coule et les plaquettes d’anxiolytiques se vident. Je suis dépendante de Prince Hongrois. Pour ne pas trop souffrir de cette dépendance, je prends des calmants et je fais un transfert de dépendance. Je deviens accro aux cachets. Je sniffe avec Charli de. Ou je cours dans les bras de Loup. Il faut que je –transfert- m a-t-on dit. Alors je prends ce que j’ai sous la main et je –transfert-. Je suis une petite fille sage. J’écoute Le Dr Provenski.

  Prince Hongrois sort beaucoup avec ses amis mais il se fait toujours très rassurant. Il me dit qu’il sera joignable. Je lui fais confiance. Et j’appelle. Je raccroche avant la messagerie. Les minutes s’écoulent puis les heures. Il ne répond pas.  Ses promesses se font la malle. Je m’angoisse. J’avale tout ce que je trouve. J’avalerais même le sperme d’un autre, s’il fallait. Des morceaux de peine se décollent de mes yeux. Des lambeaux de lui, brûlent au fond de mes pensées. Prince Hongrois, ne répondra finalement pas. De toute façon, il me fait toujours ca.  Telle une Orpheline, je passe des nuits à souffrir de son absence et de ses promesses non tenues. Je pleure. Je crie. Les os de mon thorax craquent et mon cœur bouffi de chagrin est prêt à exploser. Il est à deux doigts de crever la gueule ouverte, ce petit cœur bien rouge. En sang, il dégouline et l’hémoglobine m’encercle. Chaque nuit, j’ai ce même rendez-vous, ponctuel, froid et perturbant. Rendez-vous avec un océan d’angoisses. Heureusement, dans ses moments la, les calmants m’apaisent. Je m’endors doucement et ma peine s’endort avec moi. Un jour, peut-être, qu’ils me tueront. Peu m’importe. Je prends mes cachets. Je prends tout.

Il faut bien trouver quelque chose qui dompte ma peine.

Combien de temps encore ? Pourquoi le retenir, toujours ? ça devient
une parodie, une comédie… un film qui tourne au ridicule. Ma vie."

Posté par Litasu à 14:48 - Commentaires [1] - Permalien [#]